Mise à jour du 8 mars 2012

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2012/03/18 - De retour en Australie


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samedi 9 juin 2012

Darwin, anniv, crocos...

La première chose que nous avons faite en arrivant, c’est payer la radio à l’hôpital. Nous ressortons avec une facture et un CD sur lequel les clichés sont enregistrés. A partir de là, il nous fallait trouver un endroit où passer nos journées à venir et où se garer pour la nuit. Nous avons choisi Nightcliff, une banlieue nord de Darwin, bordée par la Mer de Timor. Le front de mer est un parc ombragé sur plusieurs kilomètres, où les sportifs courent et pédalent matin et soir. Il y a toilettes, tables, barbecues et même une piscine municipale. Parfait !! Les journées se passent doucement, à l’ombre des palmiers et dans la douceur tropicale. On ne peut rêver mieux pour une convalescence. Comme tout le monde la sait, Flo est né un 8 juin. Ce devrait être le jour de l’An d’ailleurs, mais ça viendra. Pour fêter cet anniversaire, nous nous sommes offerts un dîner en amoureux sur la marina de Darwin. Un restaurant grec réputé semble-t-il, car à 17 heures toutes les tables en terrasse et la moitié de la salle étaient réservées. Nous avons booké pour 18 heures, nous n’avons rien regretté. Apéro tzatziki, houmous et crème de poisson accompagné de pain pita maison, une délice !! Un verre de pinot gris Néo Zélandais par dessus, et nous étions parés pour le plat. Une des fiertés du nord de l’Australie est le Barramundi. C’est un poisson de rivière pouvant mesurer jusqu’à 2 mètres, dont le sexe peut changer au cours de leur vie. Nous avons donc goûté ce met local réputé façon grecque. Accompagné d’une sauce beurre/citron/épices, de câpres, de pommes de terre cuites dans le citron (souviens-toi des patates en Crête, Fredo) et d’une couche d’épinards, c’est magique !! Les australiens ne sont pas des demi portions, le plat servi non plus. Nous rentrons à la « maison », enchantés par cette soirée. Joyeux anniversaire !!



Le barramundi, c’est fait. En cadeau d’anniversaire, nous nous sommes offerts deux entrées au Crocodylus Park. Nous devions le faire le 8 juin, mais nous sommes arrivés trop tard à l’entrée. Donc c’est aujourd’hui, 9 juin, que nous voyons nos premiers crocodiles d’estuaire, les Saltwater ou « Salties » comme on dit ici. Nous nous joignons à une visite guidée pour profiter du nourrissage des bêtes. C’est effrayant. Pour faire durer le suspens, ils suspendent des morceaux de viande au bout d’un câble et les crocos sautent pour l’attraper. C’est divertissant et impressionnant. Certains restent 2 minutes la tête levée sans bouger un muscle devant la viande qui passe devant leurs yeux. D’un coup ils attaquent et manquent rarement leur coup. Pour comparer et nous montrer le véritable danger de ces reptiles, il jette un morceau à proximité de l’un d’eux. A peine la viande a-t-elle touché l’eau qu’il bondit dessus sans la manquer. Le danger est majoritairement dans l’eau, quand ils sont chez eux. Notre tour se poursuit à l’écart de la visite guidée, dans le calme du zoo. Ils accueillent donc des salwater, des freshwater (crocodiles d’eau douce, rarement plus grands que 2 mètres et peu agressifs) mais aussi des caïmans (en provenance des USA). Si vous voulez des astuces pour les reconnaître, demandez-nous on est calés maintenant. Nous avons également vu des kangourous antilopes (leur museau rappelle celui des antilopes), des wallaroos, des dingos, poneys sauvages (vivant à l’extrémité nord de l’Australie et en Indonésie), des kazoars, autruches, tortues de mer, serpents… L’attrait principal est tout de même le croco. Il nous aura fallu un peu plus de 3 heures pour en faire le tour, et nous repartons avec des brochettes de saltwater sauce Satay pour le midi, au barbecue. Après avoir goûté, voilà ce que l’on en pense : c’est vraiment bon mais pas appétissant quand c’est cru. Ca a l’aspect du poisson blanc, la texture du porc et le goût de poulet. Accompagné de riz, courgettes, tomates, oignons et poivrons, ça déchire !! A tester si vous en avez l’occasion.


 



mercredi 6 juin 2012

L'art de Kakadu

La saison humide a été assez forte cette année et certains crocos habitent encore dans les trous d’eau, donc beaucoup de routes sont fermées. Jim Jim et Twin falls sont inaccessibles, c’est elles que nous aurions dû visiter aujourd’hui. Au lieu de cela, nous attendons une visite guidée par une ranger à Nourlangie. Sur une boucle d’1,5km, elle nous a conté les légendes et croyances aborigènes en prenant les peintures et le paysage comme supports. Ainsi, Alligator River a été créée par le dieu serpent. Le comportement des crocodiles est expliqué par une autre légende, le cycle de vie d’une fleur indique le moment de ramasser les œufs des crocodiles… Tout leur savoir et leurs croyances sont imagés, dissimulés dans des peintures et des histoires. Lorsqu’ils vieillissent, les interprétations changent et le savoir se transmet au fur et à mesure, quand les anciens estiment qu’une personne est prête à accueillir un nouveau savoir. Malheureusement, une partie de cette connaissance est perdue, du fait du traitement réservé aux aborigènes depuis l’arrivée des colons. Les plus anciens sont partis sans pouvoir transmettre toute leur connaissance. Faute de temps et d’interlocuteur. Quoiqu’il en soit, ces peintures sont superbes et bien conservées car les plus anciennes visibles remontent à 15 000 ans. Il ne faut pas oublier qu’elles sont peintes à même la roche extérieure et ne sont pas à l’abri de la lumière et des intempéries, comme dans les grottes. Pour terminer cette matinée fort instructive, nous avons observé d’autres peintures à Nanguluwur, cette fois-ci seuls. L’après-midi a été relax, nous avons fait quelques achats à l’office de tourisme et avons accédé à Internet. Quel luxe !!




Aujourd’hui le 6 juin, dernier jour à Kakadu et bientôt les 29 ans de Flo. Nous nous rendons à Ubirr, tout au Nord du parc, avant l’ouverture du site. La ranger arrive et ouvre le portail. Nous nous dirigeons vers une dernière galerie d’art aborigène à ciel ouvert. La visite est guidée (et gratuite, comme la précédente) et nous apprend encore de nouveaux aspects de ce peuple. Leurs liens sociaux sont très particuliers et différents des nôtres. Ainsi, quelqu’un a plusieurs dizaines de frères, de sœurs, de mères et de pères. Ils font partie de sa famille mais ne sont pas liés par le sang. C’est une façon de veiller sur les autres et de responsabiliser chaque individu. 



Sur le dernier site de peintures, Flo se tord la cheville gauche avec un bon crac en cadeau. Amandine a couru chercher Emily, la ranger, qui nous a aidé à rejoindre le parking et a même amené son véhicule au pied de la colline. Ensuite nous sommes allés à Jabiru, la seule ville du parc, heureusement toute proche, pour faire examiner le bobo. Le centre médical communautaire nous a fort bien reçu et une infirmière a examiné le problème après 20 minutes d’attente. Après une radio, rien de cassé. Juste une entorse et un bel œuf sur la cheville. Ils ne nous ont pas fait payer la consultation, les médicaments, les bandages ni les béquilles. Cadeau. Seule la radio à 52$ était à payer à l’Hôpital Royal de Darwin, chose que nous avons fait dès le lendemain. Plus de peur que de mal, mais ça change pas mal les plans. Il faut au moins une semaine de repos, que nous comptons passer à Darwin. Le confort de la ville, c’est appréciable.


lundi 4 juin 2012

L'eau de Kakadu

Avant de nous diriger vers le Top End et son parc naturel, nous avons décidé de marcher jusqu’à Edith Fall. C’est une boucle qui serpente doucement dans la montagne et qui traverse la rivière, permettant d’approcher Edith, une chute d’eau à plusieurs étages. Un peu dur de s’y mettre dès le matin, mais nous n’avons pas le choix si nous voulons être au Kakadu National Park ce soir.



Bien réveillés par cette marche, nous prenons la route et atteignons Kakadu pour le déjeuner, beaucoup plus tôt que prévu. C’est une bonne surprise qui nous permet de commencer à profiter de ce parc et de ses chutes d’eau. Premier stop obligatoire, la roadhouse pour acheter le pass 14 jours à 25$ par personne. Nous apprenons à cette occasion que les deux plus belles chutes d’eau, Jim Jim et Twins falls, sont fermées pour 1 mois encore. En effet, les rangers n’arrivent pas à attraper le dernier crocodile marin de cette zone, un vrai monstre de 4,5 mètres. Pas de soucis, Kakadu est suffisamment grand pour nous !!!

Le point d’intérêt le plus proche est Gunlom avec sa piste de 40km. Une fois sur place, une marche et un peu d’escalade nous permettent d’admirer la vue panoramique 100m au dessus de la vallée. L’Australie est un pays assez plat, du coup c’est un vrai plaisir de prendre un peu de hauteur. Nous avons pris des bains dans 3 bassins qui précèdent la chute. Evidemment, nous avons passé le plus clair de notre temps dans celui juste au bord du vide. C’était aussi le moins fréquenté par les touristes, allez savoir pourquoi… On est vraiment bien dans son bassin, à 2 mètres du vide, la vallée d’eucalyptus et de palmiers en face de soi et le lac en contrebas. Il nous a fallu un moment pour nous résoudre à redescendre, après quoi nous avons filé allumer un feu à notre campement. Pendant la soirée, nous avons entendu une meute de dingos hurler au clair de (pleine) Lune, dont un très prêt de nous. Impressionnant.


Passons au 4 juin si vous le permettez, la nuit n’est pas la partie la plus intéressante à développer, en général. En cette journée radieuse (on ne les compte plus maintenant), une marche nous attend, une fois encore. Elle nous conduit à Motorcar Fall sur 10km aller/retour. Encore un endroit que nous n’oublierons pas. L’eau tombe au fond d’une petite vallée et court entre les racines, entourée d’immenses rochers. Ca fait très décor de conte de fées. Sauf qu’ici on peut croiser des crocos, de belles araignées et des moustiques suceurs de sang.


Anecdote importante pour la suite, un van est stationné sur le parking avec 2 roues enlevées, probablement crevées. Bref, à 11 heures nous reprenons la piste de poussière et de cailloux avant d’être stoppés par un Landcruiser gisant sur le côté droit, au milieu du passage. Le malheureux a été aveuglé par un nuage de poussière en croisant une autre voiture et il n’a pas vu le virage. Résultat : coup de volant brusque, embardée, contre-braquage et glissade sur le côté droit. Encore plus fort : le gars venait d’emmener le propriétaire du van à la ville la plus proche (200km) pour qu’il change ses pneus. A 10km de l’arrivée, il plante son 4X4 de location…en voulant aider un inconnu. C’est ça l’Australie !! Ni une ni deux, on accroche une sangle à l’attelage, on se met en 4 roues motrices 1ère courte et on a tiré, sans succès. Le 4X4 glissait sur le côté. 2 essais plus tard et avec l’aide d’un autre Landcruiser, on l’a remis sur ses roues. On est trop forts… Le plus beau, c’est qu‘après 20 minutes de repos, le Landcruiser accidenté a redémarré et il est reparti sans problème, jusqu’à la station des rangers. Après on ne sait pas, il devait aller à Darwin pour l’échanger contre un autre. Bilan : aucun blessé, un 4X4 bon à réparer et un GROS souvenir.

Avant

Après
L’après-midi a été plus calme, nous avons juste visité une galerie d’art et un musée aborigènes, c’est un aspect très important de la région et aussi du pays.

samedi 2 juin 2012

Katherine

Après une journée et demi de route, nous arrivons à Katherine (petit clin d’œil à la maman de Flo). Un petit stop nous permet de faire quelques course pour notre prochaine destination, le Kakadu national park et prendre une petite glace au McDO. Après un petit coup d’œil sur la carte, nous décidons de passer la nuit dans le coin pour profiter des environs de Katherine. Le soir à notre campement nous rencontrons Christian, un canadien francophone en route pour Cairns. C’est avec lui que nous passons notre journée sur Katherine. Un petit tour dans une piscine naturelle à 30°C, on ne s’en lasse pas et une marche l’apès midi. On nous avait ventait la beauté de Katherine Gorge, mais notre arrivée tardive dans la journée nous empêche d’en profiter pleinement. Nous nous contenterons du look out. Le petit plus de la journée, notre initiation au Kite Surf. En effet, Chris est instructeur et examinateur de Kite Surf sur Perth. Les Kite surfeurs utilisent la puissance du vent et une voile ressemblant à un parapente pour effectuer des sauts et taper des pointes de vitesses sur leur bord. Ce sport peut se pratiquer aussi bien sur la neige, la terre ou l’eau. Nous nous sommes arrêtés à la première leçon qui consiste à faire voler la voile les deux pieds bien encrés sur terre. C’est une super expérience. Merci Chris la Glisse.



Nous passons la soirée dans un camping tout confort un peu plus loin sur la route. Douche chaude, BBQ et eau potable pour 9$ par personne.

mercredi 30 mai 2012

Purnululu National Park

Vous souvenez-vous de notre fuite au radiateur ? Elle est résolue depuis le 28 mai où un garage de Kununurra nous l’a remplacé par un neuf. Nous avons passé la matinée à faire le tour des mécaniciens et des casses. Outre la fuite sur le haut, notre radiateur était vraiment vieux. D’origine à notre avis, il a donc tenu 578 000 km. Bravo Toyota. Il était au bout du rouleau, les ailettes de refroidissement partaient en poussière sur la moitié de la surface. Nous en avons profité pour faire faire la vidange, avec une facture à 4 chiffres en sortant. Ca coûte cher un gros 4X4.

Revenons à Purnululu, notre destination du 29 mai. Il faut traverser une ferme d’élevage sur 53km de chemin défoncé pour accéder au parc national. 1h30 pour les faire. Le parc renferme les merveilleux dômes aux stries noires et ocre, en forme de ruche, du Bungle Bungle Range. Ces tours rocheuses bien particulières sont constituées de grès et de conglomérats (formations rocheuses faites de galets et de sable compressé) façonnées par la pluie au fil des millions d’années. Leurs stries correspondent aux différentes couches : les sombres, les plus perméables à l’eau, favorisent la formation de lichens, alors que les claires, moins perméables, contiennent du fer et du manganèse. Ces formations n’ont été « découverts » que dans le début des années 80 et classées au Patrimoine mondial en 2003.

Notre première marche nous emmène dans la Piccaninny Gorge et à travers les dômes striés (Blandine, on les a trouvés nos zèbres en Australie). La Cathedral Gorge est immense et fait réellement penser à une cathédrale. Calme, très haute, magnifique. Nous avons suivi le lit de la rivière pour aller admirer la vue de la vallée en fleur et ces dômes si particuliers. Ensuite retour à notre campement pour  un coucher de soleil sur les montagnes rouges.


Pour notre deuxième jour à Purnululu, nous avons décidé de faire les deux marches proposées dans un massif rocheux un peu plus loin et de reprendre la route dans l’après midi. La première marche suit le long de la rivière puis  les montagnes ce qui nous permet de nous mettre à l’ombre. Dans ce petit coin de l’Australie, il y a une grande différence de température entre le jour et la nuit (qui est bien fraiche). La personne en charge de l’accueil des visiteurs nous avait conseillée de venir tôt dans la matinée car c’est la marche la plus chaude. Heureusement que nous l’avons écoutée car à 9h30 le soleil tape déjà très fort. Une fois à l’ombre des parois abruptes, nous marchons entre les palmes et les blocs de pierre. La formation rocheuse est complètement différente des dômes zébrés que nous avons vus hier. Ici, ce sont des hautes montagnes rouges formées grâce à du sable et des pierres de rivières compressés. 

Notre deuxième marche de la journée commence quelques mètres plus loin est serpente entre deux falaises. Le chemin est parfois large de 1m seulement. Avis aux claustrophobes. Nous avons attendu midi pour nous lancer dans ce dédale afin de pouvoir profiter de la lumière et des ombres qui jouent sur les parois. La fraicheur incite à flâner gentiment le long du parcours.


De retour au campement, nous prenons une bonne douche bien méritée avant de reprendre la route.

dimanche 27 mai 2012

El Questro

El Questro, c’est un parc naturel privé à l’extrémité est de la Gibb. L’entrée est de 20$ par personne pour 7 jours et le camping 20$ par personne par jour. Ca fait un petit budget, mais c’est à ne pas manquer. Le 1er jour nous n’avions que l’après-midi de dispo car nous avions roulé toute la matinée. Direction Amalia Gorge, la plus courte des marches proches du camping. Elle nous conduit le long de la rivière jusqu’à une piscine dans laquelle se jette une chute d’eau. 


Nous passons la nuit au camping et nous levons à 6h30 pour profiter des sources thermales chaudes de Zebedee Springs. A 7h15 nous étions prêts à nous aventurer dans les bassins naturels d’eau thermale avec une petite inquiétude : l’eau sera-t-elle chaude ? 4 personnes étaient dans le plus grand bassin en aval, les 4 autres plus petits étaient libres. Nous mettons un orteil dans le plus bas, et tout le reste du corps a suivi sans attendre. Il fait entre 16 et 18°C dehors (frais pour nous), 26 dans l’eau. Quel plaisir !! Entourés de palmiers, de fougères et de mousse dans le fond d’une gorge, c’est magique !! Nous remontons de bassin en bassin jusqu’au plus haut, celui où la source coule : 32°C c’est bon. Il nous a fallu rester 2 heures avant de se dire qu’il était temps de laisser la place aux autres. Egoïstes que nous sommes.


C’est donc bien détendus que nous nous lançons dans les 5 heures de marche annoncées pour El Questro Gorge, que nous ferons en 4 heures en comptant le déjeuner et les pauses photo. La 1ère moitié est d’un niveau moyen où nous entrons dans la gorge. Après ça se complique et ça part en canyoning escalade pour finir devant une chute d’eau, encore une. C’était assez difficile mais éclatant à faire, encore un endroit qui serait classé en canyoning et non en randonnée en France.


Sur la route du retour, l’aiguille de température moteur commençait à monter un peu jusqu’à dépasser la moitié. Amandine s’arrête, Flo ouvre gentiment le bouchon du radiateur duquel s’échappent quelques litres d’air sous pression. Après avoir remis un peu plus de 3 litres de liquide, une fuite apparaît sur le haut du radiateur. Il suffit de mettre un bouchon de radiateur de Mitsubishi Pajero pour être en panne en 3 jours. On a été un peu bêtes sur ce coup là. On repart jusqu’au camp sans bouchon et ça roule pour l’instant.


Dernier jour à El Questro avec Emma Gorge. Une bien jolie gorge qui se termine, une fois n’est pas coutume, par une chute d’eau. Une petite source thermale permet un bain à 26°C dans une faille rocheuse, alors que la piscine est à un petit 18°C.
 

jeudi 24 mai 2012

Kimberley ouest

En ce 20 mai, nous vous invitons à partager la Windjana Gorge et Tunnel Creek, notre premier contact avec les Kimberley. La Windjana Gorge est creusée dans le Devonian Reef qui faisait partie d’une grande barrière de corail il y a 350 millions d’années. Les parois se dressent à 100m au-dessus des rives sablonneuses où lézardent des crocodiles d’eau douce. Nos premiers crocos sauvages !! On ne peut pas dire qu’ils soient très actifs ni agressifs. Ils bronzent au soleil, prennent un petit bain et parfois ils bougent un peu plus loin quand on les dérange.


Tunnel Creek est totalement différent mais tout aussi magnifique. C’est plus l’aventure quand même, il faut y aller pieds nus avec une lampe frontale. C’est un passage de 750m de longueur de 3 à 15m de large creusé par un ruisseau. La progression se fait dans l’obscurité la plus totale parfois, entre rochers, sable et eau. L’eau, justement, est très fraiche et monte jusqu’à moitié du torse par endroits. Les chauves-souris habitent le plafond tandis que l’eau est habitée d’écrevisses (appelées « marrons » ici), de poissons et de petits crocodiles d’eau douce. Nous ne les avons pas vu mais d’autres marcheurs en ont vu deux. Les vaches sont partout sur la route et dans les prairies, rien d’exceptionnel. Les vaches elles-mêmes sont spéciales. Elles ont une bosse sur les épaules, de grandes oreilles et un pli de peau sous la gorge. On dirait des vaches indiennes ou égyptiennes. Une première journée super.


Durant les quatre jours suivants, nous avons visité (ou essayé) de nombreuses gorges et piscines naturelles. La Lennard River Gorge, qui s’admire d’une plate-forme mais n’est pas accessible à pieds car trop étroite et abrupte. Nous avons pris un bain au pied de la chute de Bell Gorge, encore un superbe endroit. Au retour de cette gorge, nous avons mangé à Silent Grove et sommes allés voir un captage d’eau potable naturelle. Sir John Gorge devait être tout aussi belle, nous avons fait demi-tour à 1km devant un lit de rivière et une côte de galets de 50cm de diamètre chacun. Nous ne voulions pas risquer de casser quelque chose. Heureusement que nous avons vu Galvans Gorge ce jour-là. C’est un ruisseau qui coule au fond d’une petite gorge, avec des bassins de nénuphars en fleurs, une cascade et une piscine à ses pieds. Cerise sur le gâteau, une peinture aborigène représentant un de leurs dieux est peinte sur la paroi. Un petit coin de paradis. 




Le 4ème jour fut consacré à Manning Gorge. Il faut payer 8$ par personne pour y accéder car elle est dans une réserve aborigène. Ca les vaut largement. Pour se mettre en condition, on commence par traverser une rivière de 20m de large à pieds. Les dix premiers mètres se font avec de l’eau jusqu’au torse, le reste à la nage. Des bacs en polystyrène sont mis à disposition pour la traversée. La fraicheur du bain aide à supporter l’heure et demie de marche sur les falaises en plein soleil avant de découvrir la chute d’eau et son bassin. La chute est large, pas très haute et sur plusieurs niveaux. On s’y est bien amusés. Encore un petit coin de paradis.


La Gibb est une route difficile pour les véhicules et pour les hommes. En témoignent les 3 épaves que nous avons croisées. Un 4X4 Mitsubishi Pajero et un van de la même marque, avaient tous les deux tapé un animal pour finir en tonneau. Egalement un pick-up sans roues, certainement en panne depuis quelques mois.