Mise à jour du 8 mars 2012

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2012/03/18 - De retour en Australie


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mardi 15 mai 2012

L’Eldorado des travailleurs

Nous voici arrivés à Port Headland en ce lumineux 12 mai. Mika (de Mika et Anaïs, en Holden Commodore) nous y accueille et nous donne les nouvelles du front. Lui et Anais ont trouvé un boulot en 30 minutes et ils bossent actuellement depuis 4 jours : lui en tant que aide cuisine dans un hôtel pour travailleurs et elle est serveuse dans un restaurant. Port Headland, c’est moche. Des maisons basses en tôles ou béton brut, les mines de fer presque au milieu de la ville et les cargos dans le port. Sinon, énormément d’argent est brassé par BHP (l’exploitant des mines) dont tous les habitants bénéficient plus ou moins directement. Toute l’activité de la ville est tournée vers le support aux mines : réparateurs industriels, loueurs de voitures, sociétés de nettoyage ferroviaire et automobile…  Le seul intérêt pour les voyageurs, c’est le boulot relativement facile à trouver et bien payé. Le salaire mini est de 25$ de l’heure dans un job sans qualification ou 45$ l’heure pour nettoyer les wagons au Kärcher par exemple. Certains cumulent 2 jobs et arrivent à 15 heures travaillées par jour. Les employeurs exigent en général 3 mois minimum de présence. Si on calcule 8 heures par jour sur 6 jours par semaine pendant 3 mois à 25$ l’heure, ça fait 14 400 $ bruts gagnés. Ca vaut le coup.


Nous profitons de notre halte pour revoir nos amis mais également pour traiter la rouille qui consume notre TOMO. Mickaël, notre compagnon de route en Falcon Wagon, est carrossier peintre. Petite visite au Repco, un centre auto, pour acheter du dégraissant, du mastic époxy et de l’anti-rouille. Une paire d’enceintes bas de gamme Made in China à 24 $ nous fait de l’œil. Finalement pour 1 $ de plus, nous repartons avec des Sony bien plus efficaces. Nous complétons notre arsenal de carrossier dans un magasin de bricolage avec des brosses métalliques et papiers de verre 80, 150, 280 et 360 grammes. Nous voilà fin prêts.




La rouille avait déjà été traitée par endroits à la fibre de verre et résine. Après avoir gratté le passage de roue arrière gauche, nous avions 3 beaux trous. Dans les entourages de portes quelques petits trous et des creux. La seconde étape consiste à appliquer une couche de convertisseur de rouille qui fait office d'apprêt. Tout a été rebouché et lissé pour notre plus grande satisfaction puis repeint à la bombe (déjà dans le 4X4 à l’achat). Mickaël nous a vraiment beaucoup aidé dans cette tâche, merci à lui. Il a également traité des débuts de rouille sur sa voiture.


Durant les 3 jours passés ici, nous avions nos petites habitudes : douche et dîner à Pretty Pool, déjeuner et atelier peinture/mécanique à la Boat Ramp et dodo sur le parking du cimetière. Avant de partir, nous sommes retournés à Repco car l’autoradio ne marchait plus. Nous avons acheté un superbe Pioneer à 99$ (merci les promos australiennes) et l’avons monté. Il s’est avéré que l’ancien autoradio fonctionnait bien mais que le problème venait des enceintes toutes neuves. Les cosses touchaient à la carrosserie. Heureusement, Amandine a magnifiquement revendu l’ancien 50 $ à un australien. Précédemment, nous avions déjà installé une moustiquaire sur une des vitres arrières, une autre devrait suivre d'ici peu.



Notre pauvre Mickaël s’est fait dévaliser le soir du deuxième jour. 2 appareils photo, ordi portable, GPS, permis, carte d’identité, cartes bancaires et portefeuille lui ont été volé. Il a perdu toutes les photos de l’Australie. Nous lui avons donné les photos faites depuis que nous voyageons ensemble, mais il a perdu 2 mois quand même.

vendredi 11 mai 2012

Karijini National Park

Après ce réveil en fanfare, nous avons pris la route pour rejoindre le Karijini National Park à 650km d’ici. Nous avons croisé beaucoup, beaucoup de terre rouge et de plaine jusqu’à voir pointer quelques collines puis des montagnes peu avant le coucher du soleil. Nous prenons la gravel road de 50km (qui évite un détour de 120km) pour rejoindre Tom Price, la porte d’entrée du parc. Après 40km nous nous arrêtons pour un shooting du coucher de soleil sur les montagnes. Un petit sifflement attire l’attention de Florian, à l’arrière droit du Landcruiser. Le pneu se dégonfle gentiment, il faut dire que les pierres sont bien aiguisées et les « DIP » (petits creux en français, mais c’est en fait un trou en V  avec des caillasses dans le fond) nombreux. Du coup, notre pneu bien usé n’a pas résisté. Nous avions cherché à remplacer les deux arrières à Carnarvon mais trop cher et les garages n’avaient pas d’occasion. Mickaël nous a encore une fois été d’un grand secours. Dans le 4X4 nous avons ce que les australiens appellent un « kangaroo jack », un énorme cric pour 4X4. Nous ne le savions pas, mais ce cric s’enclenche dans des pare-chocs spéciaux, que nous n’avons pas bien entendu. Nous avons soulevé les 3 tonnes sans effort avec notre cric posé sous l’attelage pendant que Mickaël stabilisait avec son cric sous la suspension arrière droite. La roue de secours a pu être rapidement mise en place. Pour fêter ça, Mickaël nous a cuisiné du riz aux crevettes sauce crème de coco/curry. Une délice !!!




Au petit matin du 9 mai, nous retournons à Tom Price pour faire des courses et surtout changer les pneus. Nous achetons 2 Bridgestone Dueler que le garage nous monte sur le champ en échange de 530$. Enfin nous entrons dans le parc et nous nous installons sur notre emplacement au Dales Gorge Campground (7$ par nuit par personne) pour 2 nuits. Le courage nous quitte après le déjeuner et il ne reviendra qu’à 16h30, heure à laquelle nous partons pour voir les Fortescue Falls. Amandine prend un bain dans l’eau fraiche au pied de la chute d’eau et nous remontons juste au coucher du soleil. La soirée (qui commence à 17h45, soit à la nuit tombée) se passe tranquillement jusqu’à ce que nous réalisions que François (notre ancien lift) et Dorian (ancien lift de Mika et Anaïs) sont à l’emplacement voisin. L’Australie est décidément trop petite.



Nous entamons une nouvelle journée ensoleillée et chaude direction la Weano Gorge par une gravel road de 60km, en tôle ondulée et pleine de « DIP ». Nous avions dégonflé les pneus en prévision, une bonne idée je pense. Les randonnées sont classées par ordre de difficulté, de 1 à 6, la 6ème étant interdite sans guide diplômé d’état. Notre première marche est une classe 3 qui serpente dans la Weano Gorge. Selon d’autres randonneurs, elle est plus dure qu’une classe 4 qu’ils ont fait la veille. La première moitié est assez simple, la seconde moins. Il faut traverser la rivière à pieds, avec de l’eau jusqu’à la poitrine, « marcher » à même la paroi de schiste et escalader des murs. La roche est rouge sur les parois, gris/bleu dans le lit, les arbres bien verts et l’eau turquoise. C’est superbe, mais certaines parties seraient considérées comme du canyoning en France. Après un corridor de 50m de long sur 1m de large et 200m de haut, nous arrivons dans un trou de 30m de diamètre creusé par l’eau. Là commence une classe 5 de nage et d’escalade.

Nous faisons demi-tour pour rejoindre une autre marche classée 4 et 5 dans la Hankock Gorge. Nous effrayons un petit serpent qui se jette à l’eau pour nous éviter alors que nous escaladions une paroi le long de la gorge. Je préfère vous laisser voir les photos, vous comprendrez que c’est un endroit incontournable, surtout sur ce continent si aride. Au retour, nous voyons notre François arrêté sur la gravel road, avec un pneu arrière crevé. Pas de chance, le pneu est neuf d’une semaine et déjà mort. Nous l’aidons à le changer et retour au camp pour un repos bien mérité. En discutant, il s’avère que beaucoup de véhicules ont percé un pneu au Karijini, donc n’hésitez pas à dégonfler les pneus (2 bars de pression pour nous). Au passage nous prenons une douche au réservoir d’eau du parc, entourés d’une centaine d’abeilles et d’une dizaine de guêpes australiennes (regardez l’article du 3 décembre 2011, c’est ça une guêpe australienne) assoiffées.

Dernier jour dans le parc. Nous crapahutons cette fois-ci dans la Dales Gorge, jusqu’à Circular Pool tout d’abord. La progression est bien plus facile dans cette gorge, même si c’est une classe 4. Cette piscine naturelle est très attrayante mais l’eau y est vraiment fraiche et surtout il y a des sangsues. Nous reprenons jusqu’aux Fortescue Falls puis Fern Pool. Cette nouvelle piscine est moins hostile, l’eau est bonne, transparente, un ponton permet d’y accéder très simplement et pas de sangsues. Amandine y a nagé un bon moment et Flo s’est offert une pédicure gratuite. Si vous mettez vos pieds dans l’eau au bord du ponton, une multitude de petits poissons vient se nourrir en nettoyant vos petons. La même chose qu’en institut, dans un cadre mille fois plus beau.



Fin du tourisme, il est temps de reprendre la route vers Port Headland. Sur ces 320km, la faune est omniprésente. Nous avons croisé pas moins de 7 vaches, 1 veau, 3 kangourous, un chien (ou un dingo) ; tous morts sur le bord de la chaussée. Les australiens ne se fatiguent pas à faire des clôtures, le bétail se promène dans les prairies, sur la route, dans les pare-buffle. Ils mettent juste des panneaux signalant  la présence de vaches, moutons et kangourous. Nous avons croisé également des dizaines de vaches, vivantes, sur les bas côtés donc prudence en roulant. Un kangourou ou un mouton passe encore, mais TOMO résisterait mal à une vache je pense. Toutes ces charognes attirent les corbeaux, buses et aigles qui nous regardent passer.


lundi 7 mai 2012

Exmouth et Cape Range National Park

L’extrémité nord du Ningaloo Reef se situe à Exmouth et toute la côte du Cape Range National Park est bordée par cette barrière. Nous avons passé 3 jours ici sans jamais nous lasser. Nous voyageons depuis Coral Bay avec Mickaël, un compatriote qui « cruise »seul en Ford Falcon Wagon. Nous l’avions déjà croisé à Monkey Mia. Nous avons passé tout l’après-midi du 5 mai sur et dans Turquoise Bay, la plage la plus populaire du parc. Elle est séparée en deux par un banc de sable au milieu (dont il ne faut pas s’approcher à cause des courants). Côté sud, il suffit de marcher 300 m, de descendre gentiment dans l’eau sur la pente douce de sable blanc et de s’allonger quand l’eau arrive à la taille. En 4 coups de palmes on est entourés d’une variété de coraux encore plus grande qu’à Coral Bay et des poissons tout aussi magnifiques et encore plus nombreux. Arrivés près du banc de sable, on sort de l’eau, on marche 300 m et on recommence. Vraiment une plage parfaite. Le côté nord est aussi fourni en corail et poissons, mais l’eau est un peu moins claire et quelques algues flottent à la surface . On n’en est pas sûrs, mais on pense qu’elles sont urticantes car on s’est fait piquer un peu partout dans l’eau.

Pour notre 2ème jour nous étions résolus à trouver un emplacement libre dans le parc. A 8h20 nous étions à l’entrée, la ranger nous a confirmé qu’il n’y avait que 2 emplacements de libres pour le soir. Nous en avons réservé un à Neds camp et nous y sommes installés sur le champ. A 7 $ par personne la nuit n’hésitez pas, ça évite un aller/retour de 100km à Exmouth pour dormir. Le temps est couvert donc pour le snorkeling c’est râpé, pour le moment. Mickaël a des plombs et des hameçons, nous un lancer de compèt. Nous profitons de la matinée pour nous essayer à la pêche en mer. 1er essai au bord de la plage avec du maïs comme appât. Zéro pointé après 1 heure. Le gardien du camp nous conseille d’appâter à la chair de poisson et de lancer nos lignes sur les rochers à 500m de là. En route nous dénichons 2 beaux crabes enfouis dans le sable qui nous servirons au bout de l’hameçon. Ensuite quelques coquillages ramassés sur les rochers et c’est reparti pour un 2ème essai. Le crabe ça ne marche pas terrible, mais les mollusques si. On a eu quelques touches mais on s’est fait bouffer à chaque fois. On a quand même sorti un poisson sur la fin. Il s’est ferré tout seul à la première touche mais il est parti se cacher dans les rochers. Après un travail d’équipe formidable, on l’a délogé : un poisson chat de 40 cm mais c’est pas super à manger ces trucs là. On l’a relâché.

Pour l’après-midi nous sommes retournés à Turquoise Bay. La plage et la vie marine sont toujours magnifiques mais la marée descendante trouble un peu l’eau. Si vous voulez snorkeler, faites-le à marée montante, à marée haute ou au début de la marée descendante. Vous aurez une eau plus claire et surtout vous ne risquez pas de vous accrocher dans les coraux ou de vous retrouver bloqué par le manque de hauteur d’eau. Le centre d’information de Exmouth vend les horaires des marées (!!!) ou sinon ils sont affichés dans les toilettes de Turquoise Bay et à la réception du Lighthouse Caravan Park (sur la route entre Exmouth et l’entrée du parc). Ils font également station-service.

En ce 3ème jour nous partons direction Oyster Stacks pour admirer une fois de plus les fonds marins. Ici, pas question de bronzer sur la plage, il n’y en a pas. La côte est faite de rochers et de gros galets. Attention ici car le corail commence à quelques mètres du rivage, il est impératif de nager en fin de marée montante et jusqu’au milieu de la marée descendante, pas plus. Nous nous mettons à l’eau et après 5m le corail est là, avec tous ses poissons bariolés, ses bénitiers, étoiles de mer… Vraiment incroyable. La barrière de corail est à 400m du bord, ce qui la rend très accessible. Nous avons nagé jusqu’à une dizaine de mètres du bord du récif, déjà bien secoués par les remous des profondeurs du large. Aller plus loin aurait été dangereux, nous flottions à quelques dizaines de centimètres des coraux seulement. Comme à chaque fois nous avons passé entre 2 et 3 heures dans l’eau sans voir le temps passer. C’est grisant. Dernier voyage aquatique sur Turquoise Bay (une fois de plus) en cet après-midi. Nous avions l’intention de nager avec une tortue, mission accomplie pour Amandine. Ca nage assez vite ces petites bêtes là, mais surtout ça nage longtemps. Nous n’avons pas pu la suivre trop longtemps, mais c’est génial.



Nous avons dormi illégalement dans un chemin de terre, derrière un camping à Exmouth et nous avons eu l’honneur de nous faire réveiller par un Ranger. Notre ami Mickaël a parfaitement géré la situation et nous a évité une amende. Il a prétexté que nous avions assisté au coucher de soleil sur Turquoise Bay et qu’en arrivant en ville tous les campings étaient fermés. Du coup, en bons citoyens nous avons suivi les recommandations australiennes. Ne pas rouler de nuit à cause des kangourous et des vaches qui traversent tranquillement. Merci Mickaël.

vendredi 4 mai 2012

Coral Bay

La journée du 3 mai a été consacrée à rouler vers le nord majoritairement pour rejoindre Coral Bay, mais c’est aussi la saint Philippe, le papa de Florian. En chemin nous avons fait des courses à Carnarvon dans l’optique de tenir jusqu’à Port Headland. La curiosité de Carnarvon est son immense antenne satellite et le complexe de communication, aujourd’hui inutilisés. Construits conjointement avec la NASA, ces équipements ont servi de relais pour les missions Apollo, Gemini et pour suivre la Comète de Halley. 

 
Nous voici donc à Coral Bay en ce 4 mai, jour de la saint Florian !! C’est le début de la petite barrière de corail appelée Ningaloo Reef, beaucoup moins grande que celle de la côte est mais ô combien plus accessible. Ici, pas besoin de faire une heure de bateau et de plonger en bouteille par 12 mètres de fond. Que nenni !! Un masque suffit pour admirer les coraux et la profusion de poissons clowns, perroquets, empereurs, scorpions à 50 m du rivage. Le mieux est d’avoir un tubas et des palmes en plus, là c’est génial. On s’allonge à la surface, on respire par le tubas en se laissant porter par le courant et on en prend plein les yeux. Flo ne voulait pas le faire (la peur de l’eau profonde peut-être, ou un souvenir des Gorges de l’Hérault) mais quand on met la tête sous l’eau sur la plage et qu’on voit ces poissons magnifiques sur le sable… On n’a qu’une envie, les suivre dans les coraux et c’est magique. 



Des coraux de toutes formes et couleurs, et c’est pareil pour les poissons : en boule, allongés, en forme de croissant, blancs, bleus, verts, jaunes, rouges, noirs, rayés, tachetés, arc en ciel… Sans parler des bénitiers géants, des tortues, des raies et soles (certaines sont couleur sable et tachetées de bleu). Après 4 heures passées dans l’eau (le temps passe très vite), on peut vous dire que c’est pas loin du paradis. Les pêcheurs amateurs ramènent des thons immenses et d’autres poissons pouvant peser jusqu’à 600kg mais ils vivent au-delà de la barrière de corail. Bref, une première journée sur les récifs qui restera inoubliable, comme beaucoup d’autres d’ailleurs.



mercredi 2 mai 2012

Monkey Mia

Monkey Mia nous a été décrit comme un « piège à touristes » par des amoureux de l’aventure que nous avons croisé plus tôt et comme une attraction géniale par d’autres. Du coup, on a hésité ce matin et finalement on y est allés, même si c’est un détour de 150km. L’entrée est de 8 $ par personne pour voir et nourrir les dauphins souffleurs sur la plage. Nous n’avons pas regretté car nous avons pu tous les deux mettre un poisson dans la gueule des dauphins. Ensuite nous avons bronzé sur la magnifique plage et Amandine a même pu nager à côté des dauphins qui parcouraient le rivage. Seuls 5 dauphins sont nourris quotidiennement de 1,5 kg de poisson chacun pour qu’ils ne soient pas dépendants de l’homme (il leur faut 10 kg par jour pour vivre). Leurs comportement et liens sociaux sont étudiés par des chercheurs ici même. En bonus, une tortue nageait tranquillement autour de la jetée.


mardi 1 mai 2012

François Peron National Park

Nous ne le dirons jamais assez, un 4X4 permet de découvrir l’Australie (et surtout le Western). Nous accédons au Peron National Park grâce à lui car il est impossible de rouler dans ses chemins de sable autrement. Le premier spot est le Big Lagoon, un lagon comme son nom l’indique. Une petite partie seulement est accessible aux visiteurs, le reste étant un sanctuaire de la vie marine. L’endroit est superbe, l’eau toujours aussi chaude et transparente. Juste avant notre arrivée des amis français ont vu une tortue nager, mais pas nous. Ce n’est que partie remise. Midi approche et nous choisissons Gregories, un campement où nous pouvons faire du snorkeling (plongée avec masque, tubas et palmes), pour le déjeuner. Finalement nous nous plaisons bien sur notre plage privée. L’après-midi passe entre bronzette, baignade et snorkeling sans s’en rendre compte. Nous y campons finalement entourés de tous ces animaux : émeus, kangourous, bilby (que nous ne verrons pas), boucs et aigles marins. Le coucher de soleil est, encore une fois, splendide.



Nous sommes déjà le 1er jour de mai et pour marquer la fête du travail, nous nous levons avant le soleil, à 6h15. Rendez-vous était pris pour observer les animaux marins aux aurores à Skipjack Point, le meilleur moment paraît-il. Notre hâte du matin a été récompensée par plusieurs tortues, requins, raies et aigles marins. Nous regrettons de ne pas voir de dugongs. Amandine tente de nouveau le snorkeling et la baignade sur la plage du Cape Péron tandis que Flo bronze.




Fatigués par cette matinée, nous retournons à l’entrée du parc pour prendre un bon bain chaud, à 40°C. Les premiers habitants du Homestead étaient des éleveurs de moutons et avaient besoin d’eau pour leur troupeau. Ils ont creusé un puits artésien de 540m qui fournit une eau à 40°C légèrement salée. Elle alimente maintenant le bain. C’est un peu chaud, malgré les 35°C extérieurs et ça ne rafraîchit évidemment pas. La douche attenante est plus fraiche heureusement.